PLANCHER HAUT DE VIDE SANITAIRE

Samedi 28 juin
Je commence à poser les planelles, mais je dois arrêter de bonne heure dans l'après-midi car nous sommes invités ce soir. Carole essaie de nous maintenir une vie sociale ! Pour ma part, j'aurais préféré rester sur mon chantier... (mais c'est elle qui a raison, je dois l'avouer, et nous avons passé une excellente soirée entre ami(e)s)


Dimanche 29 juin, Carole est avec moi pour mettre en place le reste des planelles. C'est un plaisir à bouger tellement c'est léger par rapport aux agglos. Sabine s'est occupée de Chloé pour que nous puissions finir (resto et piscine avec jeux aquatiques, pauvre Chloé !).
On dépose un lit de mortier.

Et comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, on charge l'intérieur des planelles en mortier afin de renforcer leur résistance car ce sont elles qui vont retenir le béton liquide lors du coulage. Il va donc y avoir une pression importante dessus.

Et comme pour les agglos, après avoir mouillé le support, on mouille aussi la planelle ce qui permet une meilleure prise du mortier qui ne séchera pas trop vite.


A 17H tout est terminé, mais on ne s'arrête pas là. On commence à percer les trous pour faire passer les tuyaux d'évacuation. On en fait deux et c'est l'horreur. Une chose est sûre : c'est solide !!!! J'irai louer un marteau-piqueur demain.


Enfin c'est l'heure de rentrer, comme tous les soirs, on nettoie et charge le matériel dans la remorque (la bétonnière, le groupe électrogène et tout l'outillage).


On fait aussi le plein de notre réserve d'eau.


lundi 30 juin
je vais acheter les tuyaux d'évacuation et louer le marteau-piqueur. Le soir, les trous sont faits. Mais tenir les dix kilos du marteau-piqueur à bout de bras (perçage sur le plan horizontal), c'est pas de la tarte. Le soir j'ai les bras en compote !. J'ai quand même pu mettre en place une bonne partie des tuyaux mais je n'ai pas le temps de terminer, tant pis on finira après le plancher.

Mardi 1er juillet
Point P nous livre le plancher à la première heure.


Bruno est venu m'aider. Ce n'était pas prévu mais devant la surface à couvrir, il se propose de m'aider jusqu'à vendredi. Je ne refuse pas...


Mercredi 2 juillet
Bruno et moi finissons de mettre en place le plancher. Après avoir mis en place les hourdis entiers, il faut faire des coupes pour combler les trous.


Admirez Bruno à l'oeuvre, le roi de la scie égoïne !...








Jeudi 3 juillet
Carole a posé deux jours pour nous aider à finir.


Je finis les dernières coupes pendant que Carole commence à distribuer le ferraillage. Vous avez tous remarqué l'absence de Bruno ! Il n'a pas fait la grasse matinée mais a juste un rendez-vous. Il arrive...




Bruno est arrivé ! Comme je suis le roi de "y en a jamais assez", je renforce les angles avec de la ferraille qui me restait. Bruno et moi faisons travailler nos petits muscles...


Le soir arrive, il est 19h00. L'ouvrier Bruno rentre chez lui et nous restons finir les liens. Carole qui a passé sa journée à lier ne peut plus voir le lieur en peinture !


20h30 : tout est fini. Le dos en compote, les reins cassés mais heureux du travail accompli !


Vendredi 4 juillet
Les noces de Béton ! On fête nos 16 ans de mariage aujourd'hui. Et comment rêver d'un plus beau cadeau qu'une belle dalle de 23m3 de béton. Et oui, J'ai osé !... Dure matinée ! Heureusement que Bruno est là en renfort. Les camions de Lafarge arrivent comme pour les fondations : le camion-pompe en premier et les autres déversent au fur et à mesure. Un vrai ballet de grosses toupies.

Le camion pompe se met en place.




Tout se passe bien. Nous avons choisi du béton autonivelant qui ne nécessite pas d'être tiré à la règle. Carole passe la barre pour égaliser. Cela créé une vague en surface du béton liquide qui va se niveler et se lisser tout seul. Il faut faire deux passes perpendiculaires.


Enfin, on pulvérise en surface un produit de finition fourni par lafarge qui va former une pellicule protectrice en surface et éviter que le béton ne sèche trop vite et fissure.


Et là, c'est la cata ! Les sourires s'effacent ! Alors que Carole passait la barre tranquillement, le plancher s'effondre sous ses pieds. En essayant de se relever, elle prend appui sur le hourdis voisin qui s'effondre à son tour.


On retient le béton qui s'échappe dans le trou. Il faut faire vite. On ressort tout l'outillage, je coupe le treillis pendant que Bruno coupe un nouvel hourdis. Carole va chercher de quoi lier le nouveau treillis à celui déjà en place. Le tour est joué, on remet du béton et on finit la dernière partie.




On fait maintenant très attention, tout le monde angoisse que cela recommence. Carole continue de passer la barre jusqu'au moment où je la remplace. Les camions sont partis. J'ai fini et je repars vers le milieu pour égaliser un morceau qui n'était pas parfait. Et là, deuxième catastrophe ! le sol s'écroule sous mes pieds. Le désespoir se lit sur nos visages.


Et rebelote ! Je coupe le treillis, Bruno découpe un hourdis mais le camion est parti !


Il n'y a plus qu'à préparer du béton à la main car on n'a pas la bétonnière. On prépare la première tournée de béton. Il en faudra finalement une deuxième (environ 6 seaux) pour tout reboucher.




Je passe enfin délicatement la barre et c'est fini. Voilà une superbe dalle de 260 m2.


Quel bonheur en contemplant cette photo ! Une grande satisfaction nous envahit car nous avons franchi une étape cruciale de la constuction. Un grand merci à Bruno sans qui nous aurions dû travailler jusqu'à la nuit tous les jours pour être prêt vendredi matin.