Dimanche 11 Mai
Cette fois c'est le début de la maçonnerie.
Malheureusement, il a encore beaucoup plu et il va falloir commencer par enlever l'eau qui s'est accumulée sur les fondations avant de pouvoir
réellement démarrer.
Chloé, nommée Contrôleur en Chef des Travaux Finis (CCTF) évalue les dégâts ...
Après une demi-journée à "écoper", on va pouvoir "attaquer" les parpaings.
Le premier angle est en place !
La bétonnière et la bétonneuse ! (devinez qui est qui !!!).
Carole s'initie au fonctionnement du groupe électrogène et de la bétonnière, ainsi
qu'au dosage du mélange de mortier.
Elle remplit les joints pendant que je pose les agglos. Elle m'approvisionne aussi en parpaings (presque 30 kilos pièce quand même (29,4 kg)),
les mouille, prépare le mortier et brosse la fondation à l'avancement pour enlever les dernières traces de terre et mouiller le support. Cela me permet de me concentrer
sur la pose et la mise à niveau sans perdre de temps.
Et ainsi de suite ...
Nous avons dû reprendre le boulot (le vrai) entre le 13 et le 16 mai, mais nous reprenons les travaux à partir du 17 mai; le premier rang
n'est pas encore terminé (il y a quand même environ 280 parpaings à poser par rang ! ). Mais Papy Jean-Jacques est de retour pour donner un
coup de main.
Fin du premier rang !
Lundi 19 Mai, on attaque le deuxième rang. Sur les conseil de mon papa, nous confectionnons une "machine infernale" pour déposer le mortier de
façon régulière sur le mur. Deux planches espacées de 20 cm (la largeur des parpaings) et dont la hauteur est réglée par des vis, ce qui permet
de la changer au besoin. Ainsi Papy Jean-Jacques peut déposer le mortier à l'avance devant moi pendant que j'aligne les agglos. Ou bien lorsque
je travaille seul cela me permet de déposer rapidement le mortier de façon régulière et sans qu'il y ait de perte sur les bords.
Dans la nuit de nouveaux orages ont bien inondé le chantier. C'est moins grave que les fois précédentes car le premier rangs est fini, mais ce
n'est guère agréable de travailler dans ces "marécages" !
Nous faisons fonctionner le vide-cave pendant que la pose des agglos du deuxième rang se termine. Papy et Mamie doivent rentrer à Lorient,
je vais donc devoir continuer tout seul.
Et hop!, fin du troisième rang.
Samedi 7 juin, le quatrième rang est presque terminé. Malheureusement, lundi je dois retourner au boulot, les travaux n'avanceront donc pas cette
semaine !
Le lundi 16 juin marque le début du cinquième et dernier rang du vide sanitaire. Papy Jean-Jacques est de retour pour une petite semaine ce qui
devrait nous permettre de bien progresser.
Bien que je travaille avec ma règle et mon niveau pour ajuster les parpaings sur le plan horizontal, je préfère louer un niveau laser chez
"Loxam" (je les cite car c'est une équipe très sympathique et qui me fait toujours des tarifs sympas) afin d'avoir un dernier rang parfaitement
de niveau ce qui m'évitera de devoir faire une arase en béton (qui nécessiterait de coffrer tout le haut des murs...) .
Pour ne garder le niveau qu'une journée (car la location est tout de même chère) je pose à l'aide de celui-ci des agglos sur tous les murs à chaque
angle, de chaque côté des passages du vide sanitaire et tous les 3 à 4 mètres sur les grandes longueurs. Précision du laser: 1 à 2 mm sur 20 m de
distance.
Ensuite il ne me reste plus qu'à combler les espaces vides en prenant les parpaings posés au laser comme base pour mon niveau et ma règle.
Le résultat est parfait ! on va maintenant pouvoir s'attaquer aux linteaux et aux chainages verticaux.
J'ai acheté des pré-linteaux en béton sur les conseils du technicien plancher de point P venu prendre les côtes pour les commandes des
poutrelles, ce qui renforce la solidité de l'ensemble, me facilite le coffrage et me permet de décoffrer dès le lendemain (ce qui économise
l'achat de planches de coffrage et de serre-joints supplémentaires).
Avant de terminer les derniers linteaux et les chainages verticaux, nous finissons les joints.
Et voilà ! tout est coulé : 11 linteaux, 28 chainages verticaux et 1400 parpaings posés, soit plus de 41 tonnes manipulées!
Un beau mur de 20 m de long bien droit !
Un grand merci à Jean-Jacques car je ne pensais pas faire tout cela cette semaine. Maintenant Papy va rentrer se reposer, et moi je
vais reprendre le boulot. Cela fait toujours plaisir d'être en avance sur ses prévisions, car d'habitude c'est plutôt l'inverse, j'ai
tendance à être trop optimiste quant au délai de réalisation (je ne pensais pas mettre autant de temps pour le montage du vide sanitaire ...).
C'est quand même beaucoup de satisfaction de construire sa maison soi-même, cela fait plaisir de voir le résultat et de se dire : "c'est nous
qui l'avons fait ! Par contre je pense qu'il ne faut pas trop se fixer d'objectif de temps sinon on peut vite être déçu ou découragé si cela n'
avance pas comme on le souhaite (problèmes inattendus, intempéries et autres mauvaises surprises éventuelles : confer les fondations !).
Ce qui est très gratifiant aussi, c'est lorsque des professionnels viennent vous dire que ce que vous avez fait est vraiment excellent. Il faut dire
que j'attire du monde avec mon chantier, tout le monde s'arrête pour m'interroger en voyant la taille de la construction (d'ailleurs des fois
cela m'agace car cela me fait perdre du temps...). 260 m2 de surface ça impressionne en comparaison des maisons qui se construisent autour
(la terrasse et le double garage sont inclus dès le début dans la construction et sont sur vide sanitaire aussi !).